Good Morning England

Good Morning England


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# Posté le mercredi 04 février 2009 14:21

Modifié le lundi 08 juin 2009 15:33

Australia (je pars pour Angers (au festival des premiers films) avec ma classe jusqu'à Jeudi!! :D)

Australia   (je pars pour Angers (au festival des premiers films) avec ma classe jusqu'à Jeudi!! :D)
Réalisé par: Baz Luhrmann

Avec: Nicole Kidman, Hugh Jackman, David Wenham...

Genre: Drame, Guerre, Romance

Durée: 2h 35min.


Somewhere over the rainbow


résumé: Fin des années 30.
Lady Sarah Ashley, une aristocrate anglaise hautaine et renfermée, arrive au coeur des paysages sauvages du Nord de l'Australie pour y rejoindre son mari qu'elle soupçonne d'adultère, et qui tente - sans succès - de vendre l'immense domaine qu'ils possèdent sur place : Faraway Downs.
Ell
e ne tarde pas à découvrir que l'exploitation est au bord de la ruine et menacée par son propre contremaître, Neil Fletcher, un homme sans scrupules de mèche avec un puissant éleveur, prêt à tout pour précipiter la chute du domaine et s'en emparer.
Po
ur sauver Faraway Downs, Sarah n'a pas d'autre choix que de s'allier à un "cow-boy" local un peu rustre connu sous le seul nom de "Drover", et de parcourir avec lui des milliers de kilomètres à travers les terres aussi magnifiques qu'inhospitalières du pays afin de mener jusqu'à Darwin 1500 têtes de bétail.
Pe
u à peu transformée par la puissance et la beauté des paysages, touchée par la rencontre d'un jeune aborigène orphelin, Sarah découvre des sentiments qu'elle n'avait jamais éprouvés jusqu'alors.
Au
terme de leur périple, la seconde guerre mondiale a rattrapé l'Australie, et la ville de Darwin doit désormais faire face aux bombardements japonais.
Pour
la première fois de sa vie, Sarah sait pour qui et pour quoi se battre, et est prête à tout pour sauver ce qui compte désormais pour elle.


note presse: moyenne


note spectateur: bonne


critique gative d'un spectateur: Australia, ou comment rester assis pendant 2h30 devant... rien. S'il faut trouver un point fort à Baz Luhzman sur ce coup, ce serait d'avoir réussi à étirer pendant autant de temps du creux, du vide, dans le scénario, dans les dialogues, dans les actions. C'est risible tellement c'est clic : le vieil aborine plansur un pied, le petit garçon qui remue en chantant, le "drover" toujours le cheveu propre et la dent blanche. A certains moments c'est même à se demander si c'est du second degré tellement c'est énorme (par exemple quand le drover se lave au campement !! on se croirait dans la pub coca cola). En bref, Baz Luhzman nous a pris pour des cons!


critique positive d'un spectateur: Tout le monde a de quoi dire à la sortie de la salle: c'est avec émotion que nous sommes emmenés dans ces fabuleux paysages qui composent l'Australie, nous y sommes littéralement embarqués grâce à une histoire qui change, ce n'est pas le roman à l'eau de rose, ce n'est pas le film historique, ce n'est pas le film cliché, ce n'est pas le film moralisateur, c'est un film qui, guidé par les sentiments humains, a su prendre le meilleur de ces différents styles, pour nous faire comprendre que si nous ne sommes à la fois rien, nous pouvons aussi être bien des choses, et que si les choses sont ce qu'elles sont, il est nécessaire de penser qu'elles puissent être autres. Les acteurs, outre leur charme, jouent admirablement bien, Nicole Kidman est plus émouvante que jamais. Je ne vois pas qui pourrait être déçu d'un si beau film ; on pourra le critiquer, il est certain qu'il y a mieux, mais enfin il n'est pas à râter, car le voyage effectué en vaut largement le déplacement et le prix. Bonne séance!


mon avis: Oh Mon Dieu, mais que l'on m'achève! Que me disais ma mère au début de la séance? Que dans ce genre de film "on ne s'ennuie pas"? J'ai passé plus de temps à regarder le petit panneaux issue de secours (et oui quand on s'ennuie on peut parfois porter un intérêt soutenu à ce genre de choses) que l'écran. J'ai aussi observé les gens dans la salle. Pour ne pas employer le fâcheux terme de vieux(ce que je viens de faire je sais), je dirais que la moyenne d'âge était trèèès élevée. En tout cas c'était marrant de voir la tête des gens avec les mains sur le nez genre vous savez quand on va pleurer. Ils étaient trop émus quoi. Whouooo le mec il se sacrifie pour son ami! Trop héroïque en plus. "Non c'est moi qui vais aller me faire tuer, toi sauve les enfants!" ("Tu es sur? Bon ok."). Enfin bref le genre de scènes programmées pour titiller nos glandes lacrymales. Mais là, j'étais juste franchement morte de rire. Australia = 2h35 de clichés. Attention, je n'ai aprioris (presque) rien contre les clichés(mettez moi devant Titanic et je fond en larmes), à condition qu'ils soient maniés habilement et avec finesse. Là c'est vraiment un truc de bourrin. Même pas camouflé, (là sur ce point on peut dire que le réalisateur assume les clichés). Pas assez camouflé à mon avis! C'est limite s'ils ne nous mettaient pas une pancarte sur l'écran avec écrit "Maintenant, pleurez". "Allez hop je vais faire tuer un pauvre type, en position de grosse victime, et en avant les torrents de larmes." Tout cela n'est pas trèès subtil... C'était style passage au ralenti quand les deux "lovers" courent pour se retrouver... Et puis les dialogues, affligeant! ("Sarah, tu es vivante!" Nan sans blague). "Ce n'est pas parce-que c'est comme ça que ça ne changera jamais." Whouao, alors ça c'est profond. Affligeant, vous dis-je.
A beurk
j'en ai la nausée rien qu'à revoir la bande-annonce. O et puis le coup du magicien-flaman-rose, j'ai moyennement adhéré. Enfin bon, c'est pratique quand on a 1500 vaches à sauver du ravin ou quand on doit traverser le désert...Un petit chant magique, et hop!
Le film
est composé en 2 parties. Bon. Arrivée à la fin de la première (que je croyais la seule et unique), Nicole Kidman ayant réussi à mener jusqu'à Darwin les 1500 têtes de bétail, je m'apprête à me lever de mon siège vite fais bien fais, mais non, il a fallu qu'ils nous rajoutent une autre histoire par dessus. Sympa. J'ai cru que j'allais agoniser (Métaphoriquement mais quand même).
Je sui
s allé voir "Australia" avec un apriori négatif. Pendant les premières 20 minutes, plutôt drôles, j'ai pensé a revoir mon jugement. Puis est venue la suite, et je me suis ancrée dans ma conviction première.
Je me rend
compte que j'ai fait pas mal de blabla dans cette critique. Pour être plus concrète : de magnifiques paysages, une petite goutte d'humour, des acteurs qui remplissent leur contrat, le poids de 20 éléphants en clichés, une histoire d'amour, du conventionnel, du convenu, de la petite action, des scènes à vous faire levez les yeux au ciel trois fois et poussez des "Oula" avec un air blasé, de l'ennui.



ma note: 11 /20

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 11:55

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 11:29

Fais pas ci, pas pas ça

Fais pas ci, pas pas ça


«Jusqu'en 321,
les romains avaient l'droit de tuer leurs enfants.
Heureusement que...
il reste plus rien de-de ça hein...
Enfin, juste l'envie parfois.»


Juste à voir. (Et à mourir de rire.)




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fan-of-cine

# Posté le samedi 08 novembre 2008 15:48

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 11:01

Vicky Cristina Barcelona

Vicky Cristina Barcelona
Date de sortie: 08 Octobre 2008

Réalisé par: Woody Allen

Avec: Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Javier Bardem...

Genre: Comédie

Durée: 1h 37min.


« seul l'amour insatisfait est romantique. »


résumé: Vicky et Cristina sont d'excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l'amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une cature d'instincts, déne d'inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles.
Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour là Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d'un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture.
Un soir, dans une galerie d'art, Cristina "flashe" pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu'ils ont failli s'entre-tuer.
Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s'envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l'amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l'aventure...


note presse: bonne


note spectateur: bonne


critique négative d'un spectateur: Deux surprises : 1°toutes les critiques élogieuses de la presse, 2° que W.A. soit à ce point diminué pour ne pas se rendre compte que c'est vraiment le film de trop. Jusqula dernière image j'ai attendu une pirouette de W.A. nous apprenant qu'il s'est moqué de nous avec ce film au scénario de la collection Harlequin. Et bien non : il se prend au sérieux sansme se rendre compte qu'il a fait un super-navet façon roman-photo des années 1950. Personnages stéréotypés,insignifiants et sans nuances, acteurs qui jouent faux et en rajoute avec leurs oeillades et expressions appuyées, dialogues insipides, voix off en commentaire qui tente de supléer à l'insuffisance de l'image,mise en sne statique et montage laborieux, etc. Même les vues de Barcelone sont tirées d'un catalogue tourisque. Esrons que W.A. va s'arrêter pour ne pas écoeurerfinitivement ses fans dont j'étais jusqu'ici. On s'étonne qu'il ait réali"Coups de feu sur Broadway" et bien d'autres excélents films.


critique positive d'un spectateur: Délectable! Woody Allen, ce jeune cinéaste de 73 ans, nous emmène dans une Barcelone colorée, vivante, nerveuse. Il nous entraîne dans le sillage de personnages aussi attachants que déroutants. J'adore cet art de déconcerter : on attend une grande scène de passion, torride à souhait : mais non, Christina n'a pas di son repas et se retrouve dans un lit de malade. Le mâle dominateur se fait manipuler par une tigresse sublime et j'en passe. Les femmes ont la part belle, alors que les hommes deviennent presque pitoyables, au fur et à mesure que les intrigues s'enchevêtrent : il faut dire que les trois actrices, Scarlett Johansson et Penelope Cruz surtout, sont extraordinaires. Comptement difrentes, elles se mettent mutuellement en valeur. Et puis, il y a cet humour désenchanté, toujours présent, qui permet de sourire et de supporter ce qu'il y a de tragique dans cette quête jamais aboutie du bonheur. Décidément, Woody Allen n'a pas fini de nous séduire et de nous étonner.


mon avis: Alors que l'hiver approche à grand pas, Woody Allen nous offre un dernier rayon de soleil avec son nouveau film, Vicky Cristina Barcelona. Ainsi, c'est sous le ciel brûlant de Barcelone que ce roule cette « comédie »(Pouvons-nous vraiment appeler ce film comédie ? Comme le dis Cristina dans le film, quand son ami lui demande si elle est bisexuelle « Pourquoi vouloir toujours tout étiqueter ? Je suis moi. »), joyeusement menée par un Woody Allen apparemment encore bien en forme, du sommet de ces 73 ans. Si je n'ai pas été emportée comme je pensais l'être par le nouveau bébé de Woody, on ne peut nier la bonne humeur qui se dégage du tout. Retenons aussi l'indéniable point fort du film, sa brochette d'excellents acteurs ! Nous avons Rebecca Hall, dans le rôle de la fiancée dont la vie est déjà toute tracée, pendant que Scarlett Johansson campe le rôle de « l'oiseau voyageur », volant d'un lit à un autre, à la recherche d'expérience nouvelles, de quelqu'un qui réussirait enfin à la combler, pour que cette fois, la lassitude ne pointe pas le bout de son nez. Recherche perpétuelle...et vaine. La belle cherche l'homme idéal, mais une fois en sa possession, elle est incapable de le garder, incapable de s'en satisfaire. Seul le mystérieux et sexy Juan Antonio(Javier Bardem) y arrivera...du moins pour un temps. La jolie blonde devrait être le centre de l'attention de ce film, mais ce serait sans compter sur la venue de Marie Elena. Et oui, messieurs et mesdames, j'appelle...Pénélope Cruiz !!
En ef
fet, cette brune flamboyante crève l'écran, dans toute sa folie, dans toute l'énergie électrique qui s'échappe d'elle, rendant presque fade (presque) l'interprétation de notre Scarlett adorée...
Mr Woody ayant eu la gr
andeur d'esprit de la faire parler dans sa langue natale, elle n'en est que plus époustouflante ; lui aussi étant surement ensorcelé par cet accent espagnol, qui, dans la bouche de l'héroïne de « Volver », fait l'effet d'une arme meurtrière, tel le chant des sirènes ensorcelant les marins impuissants.
Le tem
ps d'un été, ces quatre personnes vont s'éloigner et se retrouver, s'aimer et se déchirer, avant que la vie normale ne reprenne son cours. Chacun se retrouve face à son propre destin, comme si l'épopée des vacances n'avait été qu'une parenthèse. « Nouveau départ », pas si différent de l'ancien. Cristina, de nouveau seule, et Vicky, prête à se marier, comme prévu.
Dev
ant cette vision un peu pessimiste, on pourrait croire que pèse sur le film l'ambiance troublante qu'on retrouverait en regardant un drame, mais c'est pourtant la légèreté qui flotte sur « Vicky Cristina Barcelona ». Je me suis surprise à vouloir revisiter Barcelone, tant on a l'impression de faire face à un dépliant touristique en mouvement. La ville est, plutôt qu'idéalisée, disons prise sous son meilleur angle ! Mais est-ce un tort ?
Quand à
la voix off, je m'en serais bien passé, j'ai eu l'impression (peut-être infondée, je vous l'accorde !) qu'elle n'était présente que par simple paresse, du genre « c'est vrai, pourquoi se casser la tête à expliquer par le biais d'images ce qu'une voix peut nous raconter en 5 secondes ? »
Malgré le p
etit sentiment d'incomplétude que j'ai ressenti une fois la salle redevenue sombre,
« Vicky Cr
istina Barcelona », c'est un petit bonbon coloré et agréable à nos papilles (enfin ici, à nos yeux) !
Sensuel
, drôle et grave à la fois, une nouvelle réussite à ajouter au palmarès de Woody.


ma note: 16/20


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fan-of-cine

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 14:45

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 10:41

La belle personne

La belle personne
Date de sortie: 17 Septembre 2008

Réalisé par: Christophe Honoré

Avec: Louis Garrel, Léa Seydoux, Grégoire Leprince-Ringuet...

Genre: Comédie dramatique

Durée: 1h 30min.


«Si nous sommes deux personnes comme les autres, combien de temps allons-nous nous aimer? Il n'y a pas d'amour éternel.»


résumé: Junie, seize ans, change de lye en cours d'année suite à la mort de sa mère. Elle ingre une nouvelle classe dont fait partie son cousin Matthias. Il devient son ambassadeur aups de sa bande d'amis. Junie est vite courtisée par les garçons du groupe, elle consent à devenir la fiancée du plus calme d'entre eux, Otto. Mais bientôt, elle sera confrontée au grand amour, celui de Nemours, son professeur d'italien. La passion qui naît entre eux sera voe à lchec. Ne voulant pas der à ses sentiments, Junie s'obstine à refuser le bonheur, car il n'est à ses yeux qu'une illusion.


note presse: bonne


note spectateur: bonne


critique négative d'un spectateur: C'est fil comme un épisode de "Pause café". La construction dramatique est incertaine (objectifs? enjeux?) ; les personnages sont mal caractérisés (et puis ils ne sont pas attachants du tout) et l'histoire de la lettre (ce n'est qu'un exemple) est très très mal amenée. En fait, on ne comprend rien du tout, c'est brouillon. Certes, les histoires d'amour au lycée ça nous rappelle de plus ou moins vieux souvenirs, donc on peut se laisser aller à la verie en voyant ce film (d'où émotion), mais ça c'est NOTRE boulot (autant regarder de vieilles photos de classe!). En tout cas ça ne saurait excuser le travail bâclé. Et puis : respect pour la littérature, merci.


critique positive d'un spectateur: Je suis allé hier à reculons au cinéma voir "La Belle personne" de Christophe Honoré. Je n'avais absolument pas accroché aux "Chansons d'amour", mais cependant ce troisieme film s'avère être un véritable petit bijou du cinéma français. Le jeu des acteurs, la mise en scène, la photo: tout est fait pour nous faire plonger dans l'univers de ce groupe de lycéens tiraillés entre leurs histoires d'amour officielles lorsqu'ils sont en groupes, et leur véritable désir amoureux lorsqu'ils se retrouvent face à eux même. Il est vrai que l'on peut reprocher cette vision un peu trop idealiste de l'adolescent bobo parisien, mais cependant si on se ballade entre St germains et St Michel, on peut en croiser des centaines!! (Certes, avec moins de jugeote...) "La belle personne" m'a envou. Lea Seydoux magnifique et intriguante, Louis Garrel comique à certain moment et terriblement émouvant à d'autre. L'adaptation de "La princesse de Clèves" dans le milieu lycéen est fait à la perfection, et permet dans le même temps de nous dépeindre le milieu social des adolescents, souvent perdus entre romantisme et réalité. Bravo.


mon avis: Cette adaptation de la princesse de Clève est l'histoire d'un trio amoureux. Thème qu'il serait dur de qualifier d'original, admettons-le. Des films sur les amours à trois, on en a vu et revu. Des bons, et des moins bons. Certains nous ont marqués. Quand à d'autres, ils sont déjà passés par la case « suppr » de notre esprit. Qu'est-ce qui différencierait celui-ci des autres ? A première vue, pas grand-chose. Il aurait bien l'apparence d'un film que nous qualifierions de conventionnel. Mais ce serait sans compter sur la douce poésie de la caméra de Christophe Honoré. Sa réalisation n'est pas extravagante ni déjanté. Sans s'encombrer de la moindre fioriture, l'œuvre brille alors dans toute sa désinvolture. Plutôt qu'un sentiment de banalité, il se dégage de cette simplicité un lyrisme froid, qui applique une fascination insoupçonnée sur le spectateur (fascination qui se prolongera tout au long du film, et ce malgré certains passages moins convaincants). Ajoutés à cela la beauté angélique de Léa Seydoux et le charme glacial de Louis Garrel, la sensation d'envoûtement qui nous emplie est d'autant plus prononcée.
E
t si le réalisateur dirige à merveilles ces acteurs, il s'en tire avec tout autant finesse sur les autres fronts. Tel un cuisinier penché sur son fourneau, il dose avec justesse ses ingrédients, mêlant avec une habilité remarquable humour et émotions, pour nouslivrer un résultat ni trop poivré, ni trop sucré, au bon goût du plat réussi. L'ambiance dramatique qui flotte sur le film est atténuée par le rire qui vient nous saisir, nous laissant séduit devant ces accents de légèreté que l'on n'attendait pas.
Doux & subtil, "la belle personne", laisse tout de même un petit sentiment d'insuffisance et de frustration, comme si quelque chose lui manquait pour vraiment atteindre le sommet.


ma note: 16/20


et vous qu'en avez-vous pensez?



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fan-of-cine

# Posté le samedi 13 septembre 2008 01:17

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 14:36